La Flamme au poing est un roman de guerre qui se veut témoin ardent du sacrifice des combattants. Officier d’infanterie, Henry Malherbe livre un texte marqué par l’exaltation patriotique et l’élan lyrique, en phase avec l’esprit patriotique et la ferveur du temps. Si l’ouvrage a moins marqué la postérité que Le Feu de Barbusse ou Sous Verdun de Genevoix, il illustre bien l’orientation du jury pendant la guerre : couronner des oeuvres reflétant l’expérience combattante et l’union nationale.
Ce prix contribua aussi à renforcer la jeune maison Albin Michel, fondée en 1902, qui voyait là son premier Goncourt et s’installait parmi les éditeurs de référence, qui sera à nouveau couronné du Goncourt quatre fois dans les 15 années qui suivront (René Maran, Henri Béraud, Roger Vercel, Maxence Van der Meersch).
De la bibliothèque J.C.F. Jacobi (ex-libris).












