Les Éparges
Le dernier des récits de guerre de Genevoix, qui couvre la période du 11 janvier au 25 avril 1915, soit une période racontée de cent quatre jours. Le récit s’arrête le jour de la grave blessure de l’auteur, et son évacuation du front.
Genevoix introduit le récit par une préface où transparaît son émotion rétrospective, mêlée de lucidité et d’humilité : « ce dernier livre achevé, je ne dirai pas tout ce qu’il représente pour moi, de joie ou de mélancolie. Je veux oublier qu’il est le dernier pour ne voir en lui qu’un volume après d’autres : comme les autres, il n’a essayé qu’à vivifier des souvenirs, à rapprocher de ceux qui l’ouvriraient un passé lourd d’humanité (…) Je ne me fais point d’illusions : il est des courants que l’on ne remonte pas ; et ceci n’est qu’un livre. Je souhaite du moins que d’anciens combattants, à lire ces pages de souvenirs, y retrouvent un peu d’eux-mêmes et de ceux qu’ils furent un jour ; et que d’autres peut-être, ayant achevé le livre, songent, ne serait-ce qu’une minute : « C’est vrai, pourtant. Cela existait, pourtant » ».
L’exemplaire contient quelques corrections, d’ordre typographiques, de la main de Genevoix.
Précieux exemplaire, établi comme une grande partie des exemplaires – souvent sur beaux papiers – conservés dans sa bibliothèque en demi-reliure de maroquin bleu à coins – celle-ci dans une facture moins ouvragée que les autres récits de guerre.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.


