Exemplaire de Maurice Genevoix, avec son ex-libris manuscrit.
Publié en 1917, La Flamme au poing valut à Henry Malherbe le prix Goncourt, un an après la consécration du Feu de Barbusse et de L’Appel du sol d’Adrien Bertrand. Le texte, nourri de l’expérience du front, est emblématique de la vague des romans de guerre primés pendant le conflit – un courant auquel Genevoix appartient pleinement.
Cette provenance est d’autant plus remarquable que Malherbe deviendra en 1919 le premier président de l’Association des écrivains combattants, fondée quelques mois après l’armistice. Il coordonnera notamment l’Anthologie des écrivains morts à la guerre, publiée en cinq volumes et recensant les parcours militaires et littéraires de 562 auteurs tombés sous les drapeaux.
L’intérêt de Genevoix pour cet ouvrage s’explique aussi par une portée symbolique : La Flamme au poing obtient en 1917 le prix que Sous Verdun aurait pu recevoir l’année précédente. Le destin littéraire les réunira en 1925, lorsque Raboliot obtiendra enfin le prix Goncourt.

















