Un des 17 premiers exemplaires sur japon (n° VI).
Courte pièce courte écrite pour le café-théâtre, qui n’appelle que quatre rôles, elle est mise en scène par Nicole Anouil au café-théâtre des Halles, Le Fanal, le 29 octobre 1974.
C’est une parabole sèche sur la puissance sans amour et l’aveu tardif, d’un noir grinçant : un magnat de l’import-export, d’un cynisme total, se confesse et meurt dans un fauteuil de coiffeur, face à une manucure à qui il entend confier ses derniers mots. « La jeune payse de ferme montée à Paris ne flatte pas Mr. Barnett, ne dissimule pas son dégoût, mais fait la part des choses, avec tact et franchise. Merveilleusement jouée par Christine Murillo, cette scène laisse rêveur sur la carrière de Jean Anouilh. Pourquoi n’a-t-il pas toujours eu cette saisie complète, subtile, de ce qui se passe entre les personnes ? » (Le Monde, 16 novembre 1974).




