Un des 355 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre (n° 210).
En novembre 1972, Malraux est victime d’un malaise sévère et transporté d’urgence à la Salpêtrière. Il y reste plusieurs jours entre la vie et la mort, conscient d’avoir franchi une nouvelle frontière. À son retour à Verrières-le-Buisson, Sophie de Vilmorin, sa dernière compagne, veille sur lui. Il doit renoncer à l’alcool, au tabac, et affronte pour la première fois une forme de déclin physique qui le contraint au repos.
De cette épreuve naît Lazare, livre testamentaire, mais aussi oeuvre de résistance. Pour celui qui avait toujours tenu tête à la mort, dans les aventures de guerre comme dans la réflexion sur l’art, il s’agit désormais d’écrire contre l’effacement. Il en profite pour réécrire notamment, au présent, une scène complète issue des Noyers de l’Altenburg.
Etat de neuf.




