Premier tirage reconnaissable à la 4e de couverture ornée d'une publicité pour la Compagnie Générale Transatlantique.
Un des exemplaires du service de presse - tampon « S.P. » au dos.
Prix Goncourt 1925. Dans sa bibliothèque, Maurice Genevoix a conservé pour Raboliot un exemplaire de presque chaque papier de l’édition originale (manque un des 56 hollande) : un des 7 sur chine, un des 13 sur japon, un des 162 sur pur fil et un exemplaire de presse sur alfa. Des exemplaires pour lesquels sont imprimées – sauf pour ce tirage courant – , deux couvertures, l’une illustrée d’un bois de Gérard Cochet, l’autre d’André Deslignères.
Sur ce dernier point, le propos est souvent mal documenté : il s’agit bien d’André Deslignères, le graveur originaire de la Nièvre – comme Genevoix -, qui donnera en 1926 l’édition illustrée de Rémi des Rauches. L’auteur du bois qui orne Raboliot est souvent cité à tort comme Lucien Deslinières ou Auguste Deslinières, qui n’ont pourtant aucun lien avec cette gravure, du fait du nom ainsi orthographié sur la couverture de Raboliot. Cette graphie erronée, récurrente au fil des réimpressions, pourrait s’expliquer par la volonté de Deslignères de se dissimuler – pour des raisons contractuelles ou juridiques. Il ne s’agit en tout cas pas d’une coquille propre au premier tirage. Son premier travail de graveur fut réalisé pour l’édition du premier livre de Paul Éluard, Le Devoir et l’Inquiétude publié en 1918.
L’exemplaire sur japon fut confié à Grégoire Levitzky, pour être luxueusement relié avec divers documents ; le pur fil fut relié par son relieur attitré, le chine, et cet Alfa furent quant à eux conservés brochés. Le chine ayant été, depuis, établi par Renaud Vernier, cet exemplaire de Raboliot est le seul à subsister broché parmi les exemplaires de l’édition originale conservés par Genevoix.
Bon exemplaire, malgré un accroc au dos.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.














