Un des 1 400 exemplaires sur vélin de Lana — celui-ci spécialement imprimé pour Sylvie Genevoix.
Paru dans la prestigieuse collection bibliophilique de La Belle Édition, ce Raboliot s’inscrit dans un ensemble de six titres de Maurice Genevoix sélectionnés pour leur caractère « naturaliste ». Chaque volume est confié à un illustrateur différent : Routes de l’aventure, avec des aquarelles de Pierre-Eugène Clairin ; La Boîte à pêche, avec des compositions d’André Collot ; La Dernière harde, avec des compositions et gravure à l’eau-forte en frontispice par Odette Denis ; Rémi des Rauches, avec des aquarelles de Jacques Thévenet et Rroû avec des illustrations de A. D. Steinlen, – et ce Raboliot, confié aux compositions sensibles de Paul Jarach.
L’exemplaire ici présenté fut imprimé spécialement pour Sylvie Genevoix et conservé aux Vernelles, la maison familiale solognote acquise par Maurice Genevoix après le succès de Raboliot. Sylvie Genevoix y est née, y a grandi, et y a vu naître son propre rapport à la nature et à l’écriture. Elle évoquera cette maison dans une préface lumineuse à La maison de mon père :
« C’est dans son havre des « Vernelles », sur un coteau dominant la Loire, que l’essentiel de l’écriture et de la vie de Maurice Genevoix s’est écoulé, à l’image du fleuve qu’il contemplait depuis son bureau. C’est dans ce nid des Vernelles que je suis née, que j’ai fait mes premiers pas, la main dans la main de mon père, là qu’il m’a appris à parler, à regarder et à m’émerveiller. […] Je me sens, à l’égard de mon père et de cette maison à son image, redevable de tant d’indicibles trésors, de tant de ces menus riens qui enchantent ou apaisent, que je ne peux être qu’un modeste porte-parole, un témoin fidèle et attentif qui tente de transmettre et de faire partager un peu de ce qu’il a reçu. »
De la bibliothèque des « Vernelles » (ex-libris).






















