Premier tirage (pas de grands papiers).
Envoi signé : « Pour Monique Houssin, en attentif hommage, Pierre Michon ».
Un texte lumineux, incandescent et profond de Pierre Michon consacré à Rimbaud ; il n’y retrace pas la vie du poète, mais interroge sur ce qu’un poète laisse derrière lui : une légende, un silence, une brûlure.
Commandé pour la collection « L’un et l’autre » – conçue par J.-B. Pontalis comme un espace de portraits intimes, à mi-chemin du récit et de l’essai – Rimbaud le fils est un texte cardinal dans l’oeuvre de Pierre Michon, au même titre que Vies minuscules. Michon n’y « raconte » pas la vie d’Arthur Rimbaud : il observe la fabrication d’une figure et la trace qu’elle laisse – « une légende, un silence, une brûlure ». Le « fils » du titre est à la fois l’enfant d’une mère, d’une langue, d’un siècle, et le fils métaphorique de tous ceux qui viennent après lui, écrivains et lecteurs compris ; Michon s’y désigne en creux comme fils de Rimbaud, interrogeant la dette et la filiation littéraires, s’attachant aux documents minimaux plutôt qu’aux grands épisodes : la photographie de Carjat, les lettres sèches, l’ombre d’Une saison en enfer, les silhouettes de Charleville et la violence nue des Illuminations.













