Pigalle
Troisième livre du jeune René Fallet (après Banlieue sud-est en 1947 et La Fleur et la Souris en 1948), le roman vient clôturer le cycle de ses « romans acides », qui obtiennent (conjointement) le Prix Eugène-Dabit du roman populiste en 1950.
René Fallet n’aimait pas, rétrospectivement, ce roman, qu’il avait écrit dans des conditions difficiles et qui surtout n’a pas connu le succès commercial escompté. Pour autant, ce roman noir, aux airs de Chicago-sur-Seine, qui nous plonge dans les soirées arrosées, les mélodies de Jazz, les bals d’après-guerre au milieu de la camaraderie des soldats américains, n’est pas sans intérêt et annonce l’oeuvre à venir. Et qu’on ne s’y trompe pas : le roman des copains se révèle être la peinture cynique d’une jeunesse désabusée pataugeant dans les marges.
Ce western moderne, qui débute pendant la Libération de Paris, est offert ici à Pierre Loiselet : romancier, critique, journaliste, il a fondé en 1920 La Fusée, un « organe bi-mensuel de la fantaisie » que n’aurait sans doute pas renié Fallet !


