Discours annuels sur les prix littéraires

Paris, Institut de France, Typ. de Firmin-Didot, 1958-1972.
15 volumes (225 x 280 mm). Brochés, sous couvertures vertes illustrées du profil de Minerve.
Recueil complet des discours annuels sur les prix littéraires, prononcés par Genevoix en tant que Secrétaire perpétuel de l'Académie française (1958-1973).

Édition originale de chacun des discours annuels prononcés par Maurice Genevoix à l’occasion des séances publiques de l’Académie française, tenues chaque mois de décembre de 1958 à 1972, dans sa fonction de secrétaire perpétuel, qu’il occupa du 25 septembre 1958 au 31 décembre 1973.

Le discours de l’année 1973 est prononcé par celui qui va officiellement le remplacer à partir du 1er janvier 1974, Jean Mistler. Il commencera son allocution par ces mots : « L’homme à qui je succède, ou plutôt à qui je vais succéder dans quelques jours, est ici, bien vivant, et il m’écoute en ce moment, avec la bienveillance, aiguisée d’une souriante malice, qu’il témoigne à ses cadets. Il m’a demandé de prendre la parole à sa place aujourd’hui, mais je crains que mon auditoire ne soit tenté, par comparaison, de regretter les discours qu’il a prononcés ici. Pendant ces quinze années, Maurice Genevoix a exercé les fonctions de « perpétuel » avec finesse, avec sagesse et avec une aimable vigilance […]. Ma chance va être de succéder à un vivant, elle me permet de bannir de ce discours toute ombre de tristesse, mais, surtout, elle me permettra de prendre conseil auprès de mon prédécesseur, et de demander des leçons à son expérience […] et je me plais à espérer que, libéré des tâches qui formeront désormais l’essentiel des miennes, il nous fera, avec ses nouveaux livres, jouir de ses nouveaux loisirs. »

Chaque volume porte en page de titre l’indication de l’année, de la séance et de son numéro de publication au sein de la série annuelle de l’Institut, depuis celui du 18 décembre 1958 jusqu’à celui du 14 décembre 1972, soit les quinze discours qu’il prononça. Ces discours forment un panorama unique, critique, esthétique et moral de la vie littéraire française pendant quinze années. Genevoix y défend avec constance la qualité de la langue française, le rôle des écrivains dans la transmission de l’héritage culturel et la vigilance morale et humaniste face aux enjeux du moment. On y trouve aussi de nombreux portraits d’auteurs, des hommages (parfois à ses amis disparus), des réflexions sur les genres (roman, poésie, essai, théâtre) et sur les missions de l’Académie dans le monde moderne. Les prix littéraires de l’Académie y prennent une place importante, avec les auteurs du Grand prix de l’Académie française récompensés ces années-là :

1958 : Henri Queffélec, Un royaume sous la mer ; 1959 : Gabriel d’Aubarède, La Foi de notre enfance ; 1960 : Christian Murciaux, Notre-Dame des désemparés ; 1961 : Pham Van Ky, Perdre la demeure ; 1962 : Michel Mohrt, La Prison maritime ; 1963 : Robert Margerit, La Révolution ; 1964 : Michel Droit, Le Retour ; 1965 : Jean Husson, Le Cheval d’Herbeleau ; 1966 : François Nourissier, Une histoire française ; 1967 : Michel Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique ; 1968 : Albert Cohen, Belle du Seigneur ; 1969 : Pierre Moustiers, La Paroi ; 1970 : Bertrand Poirot-Delpech, La Folle de Lituanie ; 1971 : Jean d’Ormesson, La Gloire de l’Empire ; 1972 : Patrick Modiano, Les Boulevards de ceinture.

Collection complète et ensemble personnel de Maurice Genevoix, conservé dans son bureau de l’Académie quai de Conti, puis dans sa maison « Les Vernelles ».

Les volumes contiennent tous l’ex-libris des lieux.

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