La Gloire de l’Empire

Paris, Gallimard, (14 septembre) 1971.
1 vol. (140 x 205 mm) de 536 p., [3] et 1 f. Broché.
Edition originale. Un des exemplaires poinçonnés du service de presse. Envoi signé : « à Monsieur Maurice Genevoix, à Madame Maurice Genevoix, ces images d'une histoire universelle trop méconnue hélas ! des enfants de nos écoles, autour d'une vieille forêt qu'aurait seul pu décrire avec éclat l'incomparable auteur du Bestiaire enchanté, en hommage de profonde gratitude, de très affectueux et très respectueux attachement, Jean ».

Le Gloire de l’Empire est le livre par lequel la reconnaissance arrive : Maurice Genevoix est alors le secrétaire perpétuel de l’Académie française et, en cette année 1971, l’Académie décide de couronner de son prix le sixième roman de Jean d’Ormesson, qui vient de remporter l’adhésion d’un public de lecteurs et des critiques les plus exigeants. Une véritable reconnaissance littéraire pour l’académicien, qui déclarait en 2015 que « La Gloire de l’Empire a changé ma vie. »

C’est tout d’abord avec l’oncle, Wladimir d’Ormesson, écrivain et diplomate, membre de l’Académie française de 1956 à 1973, que Maurice Genevoix noua une belle amitié. Le neveu, Jean d’Ormesson, prendra la suite. Il aura pour Maurice Genevoix une immense et affectueuse admiration, tant pour l’écrivain que pour l’homme ; au lendemain de la mort de ce dernier, en septembre 1980, il lui rendait hommage en redisant, avec émotion, le bonheur de l’avoir connu : « Il savait ce qu’il valait : il n’était pas orgueilleux. Il pouvait être vif, incisif, il n’était jamais méchant. Il avait de la tendresse pour les forêts, les animaux, sa Loire natale, sa Sologne, pour ceux qui souffrent et qui meurent : les hommes l’aimaient en retour. Il savait tout : il était le contraire d’un pédant. Il comprenait tout. Mais il savait vivre. Tous les honneurs étaient passés sur lui sans l’atteindre. Cet homme des bois et ce guerrier était un intellectuel. Il avait à porter témoignage sur tout ce qu’une génération de Français a connu de malheurs et de joies : la vie simple et heureuse, l’amour de la terre, la guerre et la paix, le souvenir. »

Très belle provenance, enrichie d’un déférent envoi à celui qui vient de le faire couronner du Grand Prix de l’Académie française et qui l’y recevra deux ans plus tard.

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