Jean de Florette. Manon des sources
« En 1952, Marcel Pagnol avait tourné Manon des Sources et sa suite, Ugolin. Quatre heures de projection, réduites finalement à 3h10, qui en mars 1968, furent données en intégralité à la télévision sous forme de feuilleton (18 épisodes de treize minutes). René et Martine Pagnol avaient procédé au découpage et au montage sous la direction de l’auteur, pour une « histoire authentique qui s’est passée autrefois à Aubagne et qu’un paysan m’a racontée quand j’avais treize ou quatorze ans et que je pratiquais assidûment l’école buissonnière à travers les coteaux parfumés et cuits par le soleil. » » (Interview de Marcel Pagnol, Télérama, mars 1968).
En 1962, sans doute désireux de continuer à se plonger dans l’enchantement de ses chères collines – et peut-être aussi conquis par cette nouvelle façon de s’exprimer – la prose – Marcel Pagnol reprend le scénario qui lui avait servi pour le tournage du film, et en tire un roman : L’Eau des Collines, avec un Jean de Florette en guise de tome premier.
Il en situe l’action dans les années qui ont suivi la première guerre mondiale, c’est-à-dire à une époque où le canal de Marseille était loin de desservir toutes les villes et agglomérations de la région. L’action des deux romans se déroule à trois ans d’intervalle, sur le territoire des Bastides Blanches, « une paroisse de cent cinquante habitants, perchée sur la proue de l’un des derniers contreforts du massif de l’Étoile, à deux lieues d’Aubagne… Une route de terre y conduisait par une montée si abrupte que de loin elle paraissait verticale : mais du côté des collines il n’en sortait qu’un chemin muletier d’où partaient quelques sentiers qui menaient au ciel. » Ainsi débute Jean de Florette ; ces deux merveilleux livres seront magnifiquement adaptés au cinéma en 1986 par Claude Berri, avec un trio d’acteurs et une actrice en pleine gloire à l’époque : Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart.
Très bel exemplaire, condition rare dans ce tirage numéroté.
