Un des 11 premiers exemplaires sur chine.
Exemplaire de passe, non numéroté, pour Maurice Genevoix.
Un an après Raboliot (Goncourt, 1925), c’est vers la Loire, à la suite de la Sologne, que se tourne Genevoix. Il est revenu vivre après 1919, à Châteauneuf-sur-Loire, près des lieux pour lesquels il avait déjà donné, quatre plus tôt, un merveilleux Rémi des Rauches, qui mettait déjà en scène avec bonheur le fleuve-roi par la grâce d’un tonnelier, offrant au lecteur de magnifiques descriptions qui sont autant d’invitations au voyage. La Loire était même le dédicataire de son roman, c’est dire.
La Boîte à pêche est, de prime abord, une évocation quasi ethnographique des diverses formes de pêche et du plaisir qu’elles procurent : un roman « du terroir », que le milieu intellectuel parisien a taxé de « régionaliste » avec ses oeillères habituelles ; pour sa part, Genevoix le justifie par la nécessité de conjurer le souvenir de la barbarie de la première guerre, toujours vive, ainsi qu’il l’exprime dans son avant-propos, en hommage au maître à pêcher, Najard, et aux camarades de collège et de pêche, Bailleul et Jeanneret.
C’est à la faveur du succès de Raboliot, Rémi des Rauches et La Boîte à pêche – trois textes imprégnés d’un vocabulaire d’une exceptionnelle richesse sensorielle, que Genevoix pourra, en 1927, acquérir la maison des Vernelles, à Saint-Denis-de-l’Hôtel. Il y aménagera un bureau face à la Loire, et y écrira une grande partie de son oeuvre à venir.
Précieux exemplaire de tête, qui provient de la bibliothèque de l’auteur, aux « Vernelles », avec ex-libris.








