Cocu, pendu et content
Jouhandeau, on le sait, cultivait deux « viviers » dans lesquels il pêcha ses plus beaux spécimens : Elise, sa femme et Guéret, sa ville natale.
Les anecdotes consignées dans le présent recueil sont réparties selon cet ordre, en deux parties. La première, Galande, a trait au monde qui entoure sa vie conjugale, et plus particulièrement celui que lui inspire Mme Apremont, sa belle-mère. Quant à Chaminadour, titre de la seconde partie, elle puise dans le quotidien des guérétois ou de certaines régions creusoises. À propos de ce titre, Jouhandeau écrira, dans ses Carnets : « […] au moment de donner un nom à ma ville, à « la ville » de mes rêves et presque au monde, c’est son patronyme à elle (une de ses camarades de classe) qui m’est venu à l’esprit le premier : elle s’appelait Chaminadour. C’était une petite boulotte rousse, presque toujours habillée de vert. Elle jouait merveilleusement la comédie. »

