Tirage unique à 12 exemplaires dans cet état, avant suppression des marges symphoniques et réduction des cuivres.
Ces gravures ont été réalisées spontanément par Félix Buhot, sans commande, à la suite de sa rencontre avec Barbey d’Aurevilly en 1872. Le romancier, enthousiaste, l’introduit auprès d’Alphonse Lemerre, qui intégrera ces planches à l’édition illustrée de L’Ensorcelée dans les OEuvres complètes (1878-1889). L’Ensorcelée ou La Messe de la Croix-Jugan, a été publié pour la première fois en feuilleton dans L’Assemblée nationale du 7 janvier au 11 février 1852, et en volume sous son titre définitif chez Cadot en 1855.
La suite de Buhot comprend :
– « Le Pâtre »
– « Un Chemin de perdition »
– « Elle venait lentement »
– « Thomas Le Hardouay »
– « La Vision »
– « L’Enterrement »
Superbes épreuves imprimées avec teinte de fond. Barbey, conquis, écrivait que Buhot « rêvait avec une tête identique à la [sienne] ». Le Bénézit souligne encore « l’expression intense de ses estampes et sa science approfondie des effets de lumière et d’ombre ».
Rare suite complète, en état remarquable.
Bourcard & Goodfriend (n° 85 à 90).
















