Le Grand Vestiaire
Le roman a été rédigé alors que Romain Gary occupe son premier poste diplomatique, comme attaché d’ambassade. Une période pendant laquelle, sous le nom de code de « Libraire », l’écrivain fut traqué par les services secrets bulgares, qui infiltrèrent son entourage et épièrent chaque geste de sa vie quotidienne. « C’était passionnant et triste de voir le passage d’un État, d’une pseudo-démocratie monarchiste, à une dictature totalitaire de type stalinien », dit-il dans son dernier entretien, accordé à Radio-Canada quelques mois avant son suicide, en décembre 1980. Gary avait rejoint son poste en février 1946 ; Lesley Blanch le rejoindra quelques mois plus tard. Tulipe n’a pas connu un grand succès et Gary s’empresse alors de rédiger ce Grand vestiaire, qu’il terminera à Paris à la fin de l’été 1948.
La lettre de Ravon dut plaire à Gary, et peut-être le motiver pour la suite : ce brillant chroniqueur du Figaro fut également un grand homme de théâtre, entre autres à l’Odéon et chez Gaston Baty, au Théâtre des Champs-Elysées.


