Dépendance de l’adieu

Avec un dessin de Picasso
Paris, GLM, coll. « Repères », n° 14, (mai) 1936.
1 vol. (190 x 250 mm) de [20] p. En feuilles, sous couverture rouge titrée.

#29759
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Dépendance de l’adieu

Avec un dessin de Picasso
Paris, GLM, coll. « Repères », n° 14, (mai) 1936.
Édition originale. Frontispice de Picasso.

Tirage unique à 70 exemplaires sur Normandy vellum teinté, justifié et signé par l’éditeur.

Envoi signé : « à Suzanne Hugon, avec la vive sympathie et les compliments amicaux de René Char ».

L’exemplaire est enrichi d’une photographie de Man Ray : un portrait de Georgette Char, à laquelle Dépendance de l’adieu est dédiée, avec une note autographe au verso du poète « Georgette Char, 1934 » (épreuve gélatino argentique sur papier Kodak Bromesko (115 x 170 mm), celui que Man Ray utilisait après-guerre pour les retirages de ses photos.

« Nombreux sont les poètes à se réfugier aux éditions GLM dans la seconde moitié des années 1930. La conjoncture va en faveur de la jeune maison artisanale, qui commence à se faire remarquer pour ses interprétations typographiques : sa porte est une ouverture à la poésie et les surréalistes ne peuvent qu’en passer le seuil pour goûter l’accueil qu’on leur réserve, qu’ils ne trouvent ni chez Corti, ni chez Denoël, Hilsum, au Sans pareil, à La Belle Page ni même aux Éditions surréalistes. Mais grâce à eux, Guy Lévis Mano rencontre André Masson, Salvador Dalí, Joan Miró, Max Ernst, Pablo Picasso ou Yves Tanguy, qui lui confient des dessins originaux : celui donné par Pablo Picasso pour cette Dépendance de l’adieu est inédit, et sied et au poète et à l’éditeur. La perfection de la typographie suffit ici à la juste lecture de la page, selon le voeu de Guy Lévis Mano. On comprend alors d’autant mieux dans quelle mesure cette période de collaboration artistique a été déterminante dans le devenir des éditions GLM et des convictions du typographe qui y préside» (Sandy Rémy, L’OEuvre typographique et éditoriale de Guy Lévis Mano, 2009).

La collection « Repères » sera constituée de vingt-cinq livraisons, qui s’échelonneront de juillet 1935 à août 1937. Chaque volume sera illustré d’un frontispice par un artiste différent. C’est le premier livre illustré par Picasso chez le jeune imprimeur. Suivra Les Yeux fertiles, en octobre, pour lequel l’artiste donnera un portrait d’Éluard et quatre illustrations.

La collection R & B. L. conservait un manuscrit du poème – une mise au net, non datée (Sotheby’s, 26 avril 2016, n° 141).

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