Le Beaujolais nouveau est arrivé
« Au vu des affichettes sacrées, les chauffeurs de taxi freinaient à mort, désenchevêtraient leurs clients emmêlés, les entraînaient à s’en jeter un, abandonnant leur véhicule au hasard sur la chaussée. » Bien qu’une telle assertion, extraite de ce livre, soit absolument impossible et que pour une fois la fiction dépasse la réalité – car personne n’a jamais remarqué une telle camaraderie des chauffeurs de taxi envers leur clients -, ce livre vivifiant est présenté comme un roman « chaleureux, truculent, farceur, gouailleur et capiteux ». Aux « pisse-froids » et autres tristes sires qui n’y ont pas été sensibles, l’auteur écrivait encore dans les colonnes du Figaro, le 15 novembre 1975 : « (…) de grâce, laissez encore, gens tristes, couler dans sa robe cerise le vin des amis au fond des verres ». Le lancement du livre avait pourtant de quoi séduire : on l’organisa dans les caves de Legrand, à Issy-les-Moulineaux… Une « Captain Beaujol’party » grandeur nature. Santé !
Rare et recherché en grand papier.
