Lied du figuier
S.l., " juillet 1964 ".
1 f. (155 x 150 mm), sous couverture (160 x 155 mm), broché.
Manuscrit autographe du poème. Charmant manuscrit signé et daté par René Char, qui a composé une couverture dessinée et peinte à l'encre, crayons de couleurs et mine de plomb, titrée à l'encre de chine et signée à l'encre des initiales du poète.
Tant il gela que les branches laiteuses
Molestèrent la scie, se cassèrent aux mains.
Le printemps ne vit pas verdir les gracieuses.
Le figuier demanda au maître du gisant
L’arbuste d’une foi nouvelle.
Mais le loriot, son prophète,
L’aube chaude de son retour,
En se posant sur le désastre,
Au lieu de faim, périt d’amour.
Ce poème sera publié un peu plus d’un an plus tard, dans Retour Amont, illustré de trois gravures d’Alberto Giacometti.
C’est le dernier livre illustré de l’artiste : il meurt en décembre 1965, au moment de l’impression de l’ouvrage
#29500
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