Elle est illustrée par Pablo Picasso de 3 lithographies originales en couleurs et en noir (étui, couverture et portrait-frontispice), 3 pointes-sèches originales et 24 dessins inédits gravés sur bois par Georges Aubert qui rappellent les illustrations du Chef-d’œuvre inconnu.
Tirage unique à 170 exemplaires sur vergé de Montval, celui-ci un des 30 numérotés en chiffres romains, auxquels sont joints 2 états de la lithographie pour l’étui (exemplaire n° II), signé par Picasso.
Max Jacob livre ici un témoignage de premier ordre, celui de ses souvenirs littéraires et artistiques de Montmartre.
Il rencontre Pablo Picasso en 1901 à Paris et s’en suit une fraternelle amitié, qui fait de lui le témoin quasi quotidien du travail de Picasso, désigné comme son héros (aux côtés d’Apollinaire) lorsqu’il doit écrire sur l’époque de la rue Ravignan. À la mort du marchand Paul Guillaume, sa veuve lui demande une préface à un volume des mémoires de son mari. C’est ce projet qui est l’acte fondateur du texte et deviendra ce récit fondamental sur le cubisme : La Chronique des temps héroïques. On y croise, outre Picasso et Apollinaire, les futuristes et les avant-gardes du XXe siècle. Arrêté et déporté à Drancy où il périra le 5 mars 1944, Jacob ne verra jamais la publication de ces lignes, rédigées en 1936-37.
Louis Broder se chargera de l’édition, d’après un manuscrit complet des huit chapitres, et Pablo Picasso se fera un honneur de l’illustrer : il composera une lithographie sur papier report, 3 pointes sèches, et 2 lithographies en couleurs pour la couverture et l’étui ; 24 gravures sur bois dans le texte de Georges Aubert d’après les dessins de Picasso. Signalons qu’il existe un exemplaire unique sur japon, réalisé pour Louis Broder.
Il n’existe pas de témoignage aussi vivant et direct que celui-ci sur l’aventure de l’art moderne, depuis la bohème montmartroise jusqu’aux frasques des années folles.
Complet du bulletin de souscription.
Habiles restaurations à la chemise-étui.















