Du côté de chez Swann
Du côté de chez Swann est dans l’édition originale parue chez Bernard Grasset en 1913 (deuxième tirage), sous couverture de relais des Éditions de la N.r.f. : le 15 octobre 1917, Gaston Gallimard écrit pour la première fois à Bernard Grasset, « désireux d’effacer une fois pour toutes l’erreur originelle « (Assouline, Gaston Gallimard, p. 92). Le stock restant, quelques six cents exemplaires du deuxième tirage, est racheté par Gallimard qui remplace les couvertures Grasset par celles de la N.R.F., « ces rares exemplaires vaudront très cher dans le commerce bibliophilique, dès après la guerre « (Boillat, Bernard Grasset et les Lettres françaises, p. 286).
L’exemplaire comporte bien le papillon collé en page de titre qui se superpose à l’ancienne adresse Grasset, mais dans un tirage différent de celui reproduit dans la bibliographie d’Henri Vignes (plus petit, et imprimé sur japon fin).
Parallèlement, Gaston Gallimard lance la fabrication de « son » édition de Du Côté de chez Swann, qui doit accompagner la parution de A l’ombre des jeunes filles en fleurs.
Les grands papiers annoncés (64 réimposés sur Lafuma) ne seront jamais tirés, remplacés par les réimposés in-quarto Tellière qui constitueront les tirages de A la Recherche du temps perdu.

