Un des 110 premiers exemplaires sur vergé Rives (n° 65).
Au coeur d’une mystérieuse abbaye bénédictine de l’Italie du Nord, se dresse le donjon qui contient « la plus grande bibliothèque de la chrétienté », sévèrement close, où seul pénètre le Bibliothécaire. C’est l’endroit que Guillaume de Baskerville a choisi pour organiser la rencontre entre Franciscains et partisans du pape avignonnais Jean XXII ; contre ces derniers, l’Empereur soutient ceux-là. Mais les conflits extérieurs, qu’abrite l’abbaye en cette semaine de fin novembre 1327, redoublent l’intrigue intérieure : plusieurs meurtres sont commis, qui convergent vers le Labyrinthe et la Bibliothèque, et plus précisément vers un Livre secret… « La grande réussite du Nom de la Rose est de montrer excellemment comment s’imbriquent le débat politique (la volonté franciscaine de pauvreté ; mal social et hérésie) et le théologique (où est l’autorité, et le partage exact entre le mondain et le spirituel) dans l’urgence de la pratique » (Médiévales, n° 3, 1983).
Un formidable roman, où il est question d’Aristote, de liberté, d’injustice et de cyanure – couronné en 1982 par le prix Médicis du meilleur roman étranger.
Unique grand papier pour ce chef-d’oeuvre, préfacé ici par Eco qui explique les variantes apportées au texte.


