Liberté j’écris ton nom
Paul Éluard et Fernand Léger se sont rencontrés après la Seconde Guerre mondiale. Plus encore que leur engagement politique – ils étaient membres du Parti communiste -, tous deux partagent la même inspiration artistique. Léger peint en 1947 un portrait d’Éluard qui, impressionné par Les Constructeurs, écrira « À Fernand Léger ». Il devait en résulter une collaboration, mais elle n’aura pas lieu du vivant du poète, qui s’éteint le 18 novembre 1952. À l’initiative de Pierre Seghers, est décidée l’édition du poème emblématique d’Éluard résistant, « Liberté », dix ans après sa parution originale dans Poésie et vérité 1942. Le texte est alors composé par les typographes de l’Imprimerie Union, dirigée par Louis Barnier depuis 1950, tandis que Fernand Léger travaille avec ses élèves à la grande illustration du poème sous la forme d’un dépliant en accordéon, illustré au pochoir.
Le tirage est limité à 238 exemplaires. Il sera augmenté d’un retirage en sérigraphie réalisé à Marseille, à 2 000 exemplaires, dans un format plus petit.
Deux plis ont été restaurés et doublés au verso.
