Envoi signé : « Pour Madame Brochet, en amical hommage avec la pensée de François Mitterrand ».
Ma part de vérité est le fruit d’un dialogue avec Alain Duhamel : ce dernier, alors jeune journaliste politique, dirige chez Fayard la collection « En toute liberté » dans laquelle il a publié en 1968 un livre d’entretiens avec Raymond Aron La Révolution introuvable, réflexions sur les événements de mai. Quelques mois plus tard, Duhamel propose à François Mitterrand, pour la même collection, la publication d’un livre, « dont la rédaction dure plus longtemps que prévu, du fait notamment des nombreuses corrections que François Mitterrand apporte (jusque chez l’imprimeur) aux compte rendus de la cinquantaine d’entretiens qu’eurent les deux hommes. Ma part de vérité ne paraît qu’au début de l’été 1969, un an après les désastreuses élections législatives. Ce livre, où il retrace son parcours politique et justifie en les argumentant ses choix depuis 1965 (et la première élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République), lui permet de préciser l’idée qu’il se fait de la gauche et du socialisme. Sa parution tardive, juste après l’élection présidentielle des 1er et 15 juin 1969 provoquée par la démission du général de Gaulle – élection où la gauche est éliminée dès le premier tour – autorise François Mitterrand à se positionner en apparaissant comme un bâtisseur possible, et surtout crédible, d’une gauche en miettes » (in Archives INA, ‘Ma part de vérité’, émission du 2 novembre 1969, en ligne). En juin 1971, au congrès d’Epinay, François Mitterrand rejoindra le Parti socialiste, pour le refonder et le conduire au pouvoir en mai 1981.
L’époux de la dédicataire commandait le centre de Secours des Pompiers volontaires de Château-Chinon, petite ville de la Nièvre où François Mitterrand exerça la fonction de Maire de 1959 à 1981.
Pliure à la couverture.





