Publié en mai 1944 aux Éditions de Minuit, il est dédié « à la mémoire de Lucien Legros fusillé pour ses 18 ans », entré dans la clandestinité après sa participation le 16 avril 1942 à la protestation contre l’arrestation de Raymond Burgard, professeur résistant du lycée Buffon. Arrêté par les brigades spéciales le 5 juin, condamné aux travaux forcés le 25, il fut livré à l’occupant qui le condamna à mort le 15 octobre. Une semaine plus tard, Éluard recevait une lettre du père du jeune homme le lui annonçant : « mon petit est condamné à mort, mais je le sauverai » (cité dans Minuit au coeur, au coeur de Minuit, p. 43). Il y échouera : avec quatre camarades du lycée Buffon, son fils sera fusillé le 8 février 1943. Éluard écrira « Les Armes de la douleur » pour lui et « Daddy des ruines », le père du jeune martyr, son « camarade des deux guerres ».
Les poèmes « À celles dont ils rêvent », « Courage » et « Bêtes et méchants » suivent « Les Armes de la douleur ».







