Les Ombres errantes

Paris, Grasset, (août) 2002.
1 vol. (145 x 215 mm) de 189 p. et [1] f. Veau naturel blanc estampé et teinté d'un camaïeu de bleus rehaussé d'or blanc et de palladium, titre à l'oeser bleu sombre sur le premier plat, contreplats bord à bord de papier gris perle et gardes chèvre velours bleu sombre, couvertures et dos conservés, chemise et étui (reliure signée de Louise Bescond, titr. Claude Ribal, 2019).

#18821
7 000 

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Les Ombres errantes

Paris, Grasset, (août) 2002.
Édition originale.

Un des 50 premiers sur vélin pur fil Malmenayde (n° 15).

Premier volume du cycle du Dernier royaume, Les Ombres errantes paraît en même temps que les deux suivants, Sur le Jadis et Abîmes, mais c’est pour le premier titre que Quignard est récompensé en 2002 du Prix Goncourt, l’emportant au troisième tour de scrutin, avec six voix, contre deux à Olivier Rolin (Tigre en papier au Seuil) et deux à Gérard de Cortanze (Assam chez Albin Michel) : l’un des Goncourt les moins commerciaux des vingt dernières années, critiqués par certains membres du jury, dont Jorge Semprun, jugeant qu’il n’ouvrait « […] aucune voie littéraire nouvelle. Ce n’est pas un problème qu’il ait moins de lecteurs que d’habitude, car un livre écrit pour 20 000 personnes peut mériter le prix. Mais c’est très classique, très convenu et très prolixe ».

Les Ombres errantes mènent en effet le lecteur vers des pistes abruptes et difficiles, loin, semble-t-il, d’un terrain classique et convenu que fustige Semprun ; un livre qui n’est, comme le défendait la présidente du jury, Edmonde Charles-Roux, « […] pas un roman, mais qui est mille romans. Chaque paragraphe est un roman en puissance, c’est cela que nous avons couronné. » Un couronnement dont se serait presque passé Quignard, lui qui, dans ce texte, parle de ces hommes qui sont « des trous d’acide dans la vie sociale accoutumée ». Il dira au sujet de la réception de ce prix : « Mon embarras est que, depuis que je me suis retiré de tout, voici sept ans, je ne parais plus au moment des prix. C’est pour moi un paradoxe, un heureux paradoxe, de recevoir un prix pour un livre dont j’avais choisi la date de parution afin qu’il ne soit pas question de prix ».

Magnifique exemplaire, établi avec délicatesse par Louise Bescond.

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