[A Reasonable Man's Peace]
Paris, C. Georges-Bazile, (décembre) 1917
1 vol. (130 x 220 mm) de 8 pp. Broché.
Édition originale de la traduction française et première publication en volume. 
Exemplaire de l'éditeur et traducteur du texte
, Georges-Bazile, dédicacé par Wells : " Thank you. H.G. Wells".
Texte d'une brochure éditée par le National Council of Civil Liberties, 1917, ce pamphlet elle fut immédiatement repris dans la livraison du 14 août 1917 du Daily News & Leader, un journal publié à Londres et Manchester. Elle se diffuse rapidement dans les milieux pacifistes et arrive entre les mains de son ami d'outre-manche, traducteur et éditeur de ses oeuvres précédentes, Georges-Bazile, qui traduit le texte et l'édite dans la petite maison d'édition qu'il dirige, rue de Taitbout, pendant l'hiver, et qu'il fait imprimer chez les presses voisines de l'imprimerie Lang, rue de Rochechouart.  Elle ne sera publiée en langue anglaise qu'en 1920, chez l'éditeur londonien des Pelican Press. 
La publication est signalée en mars 1918 dans la revue des Cahiers idéalistes français : "C'est bien là le titre, qu'après lecture de l'opuscule de Wells, nous eussions donné nous-même à ces pages sensées qu'on aimerait voir contresignées par quelques sociologues français".
Lorsque la guerre se termine, Wells est persuadé que jamais l'humanité ne s'est trouvée devant une telle chance de prendre en main son destin et de faire passer l'utopie dans la réalité : "la situation internationale en ce moment est sans aucun doute la plus merveilleuse que le monde ait jamais connue. Il n'y a pas un seul pays au monde où la grande majorité des gens sensés ne désire pont passionnément la paix, une paix durable ; et pourtant, la guerre continue." D'un enthousiasme sans bornes, Wells passe ainsi à un état de désillusion profonde ; le grand rêve d'un monde en paix disparaît sous les coups des puissances en place. En 1923, amer, il reviendra sur cette "grand période de souffrance universelle que fut la Grande guerre, [où] on avait l'impression que l'Utopie s'approchait de la terre. A travers les nuages noirs et la fumée de ces sombres années , d'étranges éclairs d'espoir étaient apparus, promettant un monde renaissant. Mais les nationalistes, les financiers, les prêtres et les patriotes avaient réduits tous ces espoirs à néant" (in Men like Gods, 1923). 
Porte-parole prolixe des jeunes générations avant-guerre, Wells, au bord de la cinquantaine lorsque l'armistice est signée, aura entretemps perdu de son influence. Même si sa prédication en faveur d'un état mondial semble avoir été entendue, avec le Traité de Versailles et la création à venir de la SDN, le constats lui est amer et sa pensée, profondement utopiste, allait venir se fracasser sur le "nouveau monde" qui, bouleversé par le conflit, s'ouvrait aux peuples. La SDN est rapidement désertée par les américains et, surtout, faisant, de bâtir un état mondial. L'heure est toujours pour lui, sans rien attendre ni des Etats-Unis, ni de quiconque d'ailleurs, un monde meilleur, en bâtissant les fondations essentielles  sur le savoir. Pour Wells, toujours, l'éducation est le problème fondamental de toute société en crise : la paix passe par le savoir, seul capable d'enrayer le chaos.
Rare publication et véritable édition originale du texte en volume.
23305

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