Berlin, Bruno Cassirer, 1909
1 vol. (115 x 180 mm) de 2 f., 208 p. et 1] f. Cartonnage bradel demi-toile verte, pièce de titre, couverture et dos conservés (reliure de l'époque).
Édition originale.
L'Institut Benjamenta est écrit sous la forme du journal personnel de Jakob von Gunten, un jeune homme issu d'une famille aristocratique. Refusant sa famille, il s'inscrit, loin du château paternel, dans une école de domestiques, dirigée par Monsieur Benjamenta et sa soeur. « Nous apprenons très peu ici, on manque de personnel enseignant, et nous autres, garçons de l'Institut Benjamenta, nous n'arriverons à rien, c'est-à-dire que nous serons plus tard des gens très humbles et subalternes. » Le rêve avoué de cet anti-héros est précisément de devenir un parfait zéro, un être négligeable formé à l'obéissance la plus sévère, à la recherche de la plus parfaite insignifiance qui trouve un écho dans la décrépitude avérée de l'institut lui-même. Faux candide, Jakob décrit la vie de l'institut, son inanité et sa vacuité, imaginant un univers où l'onirisme rejoint la vaine réalité. 
« L'expérience réelle et la fantasmagorie sont ici dans un rapport poétique qui fait invinciblement penser à Kafka, dont on peut dire qu'il n'eût pas été tout à fait lui-même si Walser ne l'eût précédé », écrit la traductrice du roman Marthe Robert dans la préface à l'édition française, publiée chez Grasset en 1960.
Le chef-d'œuvre de Walser.
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