Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1918-1927
13 vol. (140 x 190 mm). Brochés.
Édition originale sauf pour "Du côté de chez Swann".
Série complète chez Gallimard.

(Du côté de chez Swann. A l'Ombre des jeunes filles en fleurs. Le Côté de Guermantès. Sodome et Gomorrhe I. Sodome et Gomorrhe II. La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III). Albertine disparue. Le Temps retrouvé.
Exemplaires numérotés sur vélin pur fil (sauf pour les deux premiers volumes, sans tirage numérotés hormis les réimposés. L'un et l'autre sont en premier état, sans mention d'édition)
Gaston Gallimard est depuis 1916, et officiellement, le nouvel éditeur de Marcel Proust. Dès octobre 1917, il souhaite faire imprimer les volumes à venir de A la recherche du temps perdu, en profitant pour racheter à Bernard Grasset les quelques six cents exemplaires qui subsistent du stock Grasset de la rue des Saint-Pères. Ces exemplaires de du Côté de chez Swann seront remise en vente sous une recouvrure des Éditions de la la NRF à l'hiver 1917. Une nouvelle imposition "maison", avec quelques amendements rendus nécessaires par les développements ultérieurs de l'oeuvre, est prête dès ce moment. Mais la NRF attendra la sortie du volume suivant, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, pour la donner à tirer. C'est le tome II qui sera donc imprimé le premier, en novembre 1918, suivi de Swann, en juin 1919. Suivra,"hors Recherche", Pastiches et mélanges, en mars, puis la réédition de Swann, en juin 1919. Les grands papiers annoncés pour ces deux volumes n'existent pas (70 pur fil) - et seuls les réimposés seront tirés. 
Notre exemplaire de A l'ombre des Jeunes Filles en fleur est bien de la première tranche (500 exemplaires), sans mention, et l'achevé d'imprimer du 30 novembre 1918.  
Pour le reste, nous ne reviendrons par sur, sur quoi déjà ? l'apnée kamikaze souvent agitée comme épouvantail ? Les phrases interminables avec leur digressions ? Leurs strates vécues par le lecteur comme de petits éboulis propres à perdre le fil ? Bref, du pensum pour masochistes ? Erreur fondamentale : la plongée dans l'oeuvre de Marcel Proust n'invite qu'à une chose - et, partant, c'est ce qui effraie pour de bon -, c'est de ralentir, de prendre le temps, de descendre en rappel dans une fabuleuse mécanique, jamais étouffante, mais libératrice : Proust évoque avec une précision totale les vêtements, les visages, les couleurs, les parfums, les corps et le temps, en reconstituant l'enveloppe d'un monde dont il sait bien qu'il est jour après jour un peu plus sur la pente de l'imperfection. N'empêche : personne n'aura été si loin dans le portrait, la chair et le souvenir.
Belle série, en très bon état. 
Quelques dos légèrement insolés.
27625

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