S.l. [circa 1904]
1 p. in-12 (115 x 178). Filigrane « Nouv » (pour « Au Printemps Paris Nouveau Papier Français »).

Rarissime dessin, offert à Reynaldo Hahn, de la façade d'un cathédrale imaginaire, mélange de Chartres, Reims et Paris-Notre-Dame.
Envoi signé : " Une cathédrale à Birnibuls " - de l'un des surnoms affectueux donnés par Proust à son ami.
Un des deux seuls dessins connus d'une cathédrale que réalisa Marcel Proust.
Birnibuls est l'un des nombreux surnoms affectueux donnés par Proust à son ami, forgés d'après le " langage " auquel Proust recourait dans sa correspondance avec lui. La première mention connue, sous la forme " Bininibuls ", remonte à février 1904 (Lettres à Reynaldo Hahn, Sillage, 2012, p. 79), mais il n'est pas possible de dater cet usage avec plus de précision, leur correspondance accusant d'importantes lacunes entre 1896 et 1904, dont seules quelques lettres nous sont parvenues.
Le papier sur lequel a été fait ce dessin a été utilisé entre 1903 et 1909, selon la spécialiste Pyra Wise (membre de l'équipe 'Proust' au CNRS et co-éditeur scientifique des Cahiers Marcel Proust) ; il existe quelques usages antérieurs et postérieurs, mais cette période est celle où Proust s'en sert presque exclusivement), en en faisant usage tant pour sa correspondance que pour ses notes de travail ou pour allumer sa poudre Legras anti-asthmatique !
À cause de la flèche entre les deux tours, Nathalie Mauriac Dyer (directrice de recherche au CNRS, responsable de l'équipe 'Proust') pense qu'il s'agit d'un édifice imaginaire qui serait un mélange des cathédrales d'Amiens, de Paris, de Chartres et de Reims. La légende que Proust choisit pour son dessin vient étayer cette hypothèse. Ce serait en quelque sorte un monument érigé pour son ami.
Le seul autre dessin de Proust connu représentant une cathédrale est celui, plus élaboré, de la façade ouest de la cathédrale d'Amiens (Coll. Mante-Proust, Sotheby's, 2016, lot n°181), publié par Philip Kolb dès 1956 dans son édition des Lettres de Marcel Proust à Reynaldo Hahn.
Le dessin proposé ici était quant à lui passé en vente en décembre 1958 sous la mention " Cathédrale 'une cathédrale à Birnibuls' " avec 3 autres documents (catalogue Librairie Charavay, Autographes littéraires et historiques, lettres de Marcel Proust à Reynaldo Hahn, n° 169, non reproduit).
• Inédit depuis, il n'a jamais été repris en volume, jusqu'à une date très récente puisque nous en avons autorisé la reproduction dans le volume récemment paru aux éditions Gallimard de l'anthologie "Notre-Dame des écrivains" (avril 2020).
• Ce document bénéficie d'une autorisation de sortie de territoire et d'un certificat de bien culturel (CBC) délivré par le ministère de la culture.
(Librairie Charavay, Autographes littéraires et historiques, lettres de Marcel Proust à Reynaldo Hahn, n° 169). 
24590

‡‡‡‡‡‡‡ ENGLISH DESCRIPTION ‡‡‡‡‡‡‡
Extremely rare drawing, offered to Reynaldo Hahn, of the façade of an imaginary cathedral, a combination of Chartres, Reims, Amiens and Notre-Dame.
Inscribed: " A cathedral to Birnibuls " - one of the affectionate nicknames given by Proust to his friend.
One of only two known drawings of a cathedral by Marcel Proust.
Birnibuls is one of the many affectionate nicknames given by Proust to his friend, forged from the 'language' Proust used in his correspondence with him. The first known mention, in the form of "Bininibuls", dates back to February 1904 (Letters to Reynaldo Hahn, Sillage, 2012, p. 79), but it is not possible to date this usage more precisely, as their correspondence shows significant gaps between 1896 and 1904, of which only a few letters have survived.
The paper on which this drawing was made was used between 1903 and 1909, according to the specialist Pyra Wise (a member of the 'Proust' team at the CNRS and scientific co-editor of the Cahiers Marcel Proust); there are some earlier and later uses, but this is the period when Proust used it almost exclusively), using it for his correspondence as well as for his working notes or to light his Legras anti-asthmatic powder!
Because of the spire between the two towers, Nathalie Mauriac Dyer (director of research at the CNRS, head of the 'Proust' team) thinks that it is an imaginary building that is a mixture of the cathedrals of Amiens, Paris, Chartres and Reims. The title that Proust chose for his drawing supports this hypothesis. It would be a kind of monument built for his friend.
The only other known drawing by Proust representing a cathedral is the more elaborate drawing of the west façade of Amiens Cathedral (Coll. Mante-Proust, Sotheby's, 2016, lot n°181), published by Philip Kolb as early as 1956 in his edition of Letters from Marcel Proust to Reynaldo Hahn.
Our drawing was sold in December 1958 under the mention "Cathedral 'une cathédrale à Birnibuls'" with 3 other documents (catalogue Librairie Charavay, Autographes littéraires et historiques, lettres de Marcel Proust à Reynaldo Hahn, n° 169).
• Unpublished, it has never been printed in volume until very recently since we authorised its reproduction in the volume published by Gallimard Editions of the anthology "Notre-Dame des écrivains" few months ago (April 2020).
• This document has an authorisation to leave the country and a Certificate of Cultural Property (CBC) issued by the French Department of Culture.

découvrez ces autres ouvrages

Back to Top