Paris, Goupil et cie, Manzi, Joyant et cie, 1908
1 vol. (240 x 320 mm) de 1, [2] f., 168 p., [1] et 1 f., 47 planches hors-texte. Chagrin bleu, dos à nerfs richement orné, titre doré, date en pied, large décor dorés sur les plats, filets sur les coupes, tranches dorées, dentelle intérieure, doubles couvertures et dos conservés (reliure signée de Durvand).
Edition originale, illustrée de 47 planches hors-texte, dont 43 imprimées sur chine contrecollé sur papier teinté et 4 fac-similés en couleurs.
Tirage à 500 exemplaires (n° 201).
Élisabeth Louise Vigée Le Brun est l’une des grandes portraitistes de son temps, à l’égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze. 
Fille de Louis Vigée, pastelliste, membre de l’Académie de Saint-Luc, et de Jeanne Maissin, d’origine paysanne, Élisabeth Louise Vigée entre, à l’âge de six ans, comme pensionnaire à l’école du couvent de la Trinité, dans le faubourg Saint-Antoine. Dès son plus jeune âge, elle dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école. De manière prophétique, son père, à qui elle était très attachée, lui dit : « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n’en sera ». Il a eu le temps de reconnaître ses dons et de lui enseigner le maniement des instruments de l’art, surtout les secrets de la peinture au pastel, avant de disparaître alors qu’Élisabeth n’a que douze ans. La jeune fille a, tout naturellement, ses proches pour premiers modèles, notamment le marchand de tableaux Jean-Baptiste Pierre Le Brun qu’elle épouse en 1776. 
En 1783, grâce à l’intervention de la souveraine, Mme Vigée Le Brun est reçue à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec, pour morceau de réception, un tableau à sujet allégorique : La Paix ramenant l’Abondance. Le directeur de l’institution, Jean-Baptiste Marie Pierre, s’était fortement opposé à la candidature de la nouvelle venue. Selon les règles en vigueur, la profession commerçante de son époux n’aurait pas dû lui permettre de prendre place parmi l’assemblée, une femme n’ayant pas de statut social autre que celui de son époux. En obtenant cet honneur, la portraitiste accède à la consécration.
Très bel exemplaire de la meilleure œuvre iconographique ancienne sur cette grande artiste, par le meilleur spécialiste de l'époque : Pierre de Nolhac. Ce membre de l'École française de Rome en 1882 fut nommé en rattaché en 1886 au musée de Versailles et en devient le conservateur en 1892. Il y ouvre une chaire d'histoire de l'art relevant de l'École du Louvre en 1910, jusqu'à son dernier poste, au musée Jacquemart-André en 1920. Elu membre de l'Académie française en 1922, son action au musée du château de Versailles a été déterminante, puisqu'il a largement contribué à sa modernisation et à en reconstituer les collections, dont une partie avait été dispersée pendant la Révolution française.  Il joua également un rôle important dans les préparatifs de la signature du traité de Versailles qui eut lieu dans le château en juin 1919.  La bibliothèque de Versailles possède de nombreux manuscrits des principales œuvres de Pierre de Nolhac4 dont il fit don de son vivant comme Érasme en Italie, La reine Marie-Antoinette, Nattier ou Louis XV et Marie Leszczynska. On peut aussi y trouver l'original de son discours de réception à l'Académie française en 1923 ou sa très volumineuse correspondance avec des personnalités aussi diverses que Proust, Bergson, Leconte de Lisle, Renan, Mussolini ou Lyautey.
Flamboyante et riche reliure de Durvand, en parfaite condition.
Provenance : Bibliothèque Adelin Remy (ex-libris) ; Bibliothèque Andrée Lummerzheim (ex-libris).
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