S.l.n.d. [circa 1880].
Sous-main de carton (238 x 159 mm ouvert), recouvert de papier marbré, doublé de papier décor, étiquette contrecollée au premier plat, cahier de quatre feuillets de papier buvard rose.
Deux vers autographes, signés, sur pièce de papier au premier plat, en guise de mot du poète laissé à sa fille : 
« Avant l'aube si tu m'en crois, écris à ta maman S.M. »
Émouvant objet personnel de la fille de Stéphane Mallarmé, née en 1864. Il contient encore plusieurs buvards roses, avec quelques décharges d'encre de son écriture absorbée. On y déchiffre quelques bribes : « ... envoie mes bons souvenirs. G. Bonniot », « suis installée dans ce... », « Monsieur Delachaise, Avon », ainsi qu'une date sur la doublure : « 24 juin », mais l'année est illisible. Les deux vers de Mallarmé resteront longtemps inédits, pour n'être publiés que dans Vers de circonstance, réunis et publiés en 1920 par Geneviève Mallarmé elle-même et Edmond Bonniot (le gendre du poète) : des petits riens qui font battre le pouls de la vie quotidienne de Stéphane Mallarmé, rassemblement de quatrains, distyques, rondelets, triolets et sonnets qui témoignent de la tendresse et de la gaité du poète.

Ils ont été composés entre 1880 et 1898, et celui-ci est sans doute l'un des plus anciens.
Sa fille est alors âgée de seize ans.
Cet objet a figuré à l'exposition Mallarmé (Musée d'Orsay, 1998), au catalogue sous le n° 186. 
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