Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, (15 juillet) 1913
1 vol. (165 x 220 mm) de 430 p. et [1] f. Maroquin framboise, contreplats de maroquin vert, double garde en tissu et papier à la colle, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, filets sur les coupes, couvertures et dos conservés, chemise-étui (reliure signée de Tchékéroul).
Édition originale.
Elle présente pour la première fois un conte, ses poésies et son journal intime.
Un des 30 premiers exemplaires réimposés sur vergé d'Arches
, celui-ci non justifié. La couverture est imprimée sur papier japon. 
Valery Larbaud a 32 ans lorsqu'il publie en 1913 son recueil, après en avoir donné quelques bribes cinq ans plus tôt, dans 
« ses Poèmes par un riche amateur, où il se désolidarise de son milieu dont il exhibe le plus excessif représentant. Il n'est, sous un nom d'emprunt, qu'un exécuteur littéraire. Mais quelle exécution! C'est une vengeance contre son hérédité, un camouflet à sa mère qui lui a refusé son émancipation légale et l'a soumis à un conseil judiciaire, c'est une provocation sociale et intellectuelle, une confession, un manifeste, une apologie, un blâme. C'est une rébellion, un défi. C'est Barnabooth, le mystérieux narrateur de ses frasques, le milliardaire enfant gâté ; mais c'est aussi Valery Larbaud, l'héritier d'une famille aisée, le mystificateur passionné de vérité. [...] Nous ne regardons pas voyager le poète, nous voyageons avec lui. Et, pour la première fois dans notre littérature (oui, l'événement est là), nous éprouvons le sentiment d'un mécanisme universel : la belle machinerie humaine – train de luxe, paquebot – conjuguée avec la respiration d'un homme qui nous confie, au rythme des trépidations, ses frémissements les plus secrets : Ô vie réelle sans art et sans métaphores, sois à moi.» (Robert Mallet).

Exemplaire parfaitement établi en reliure doublée de Vladimir Tchékéroul. 
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