Milan, Feltrinelli Editore, (25 octobre) 1958
1 vol. (130 x 205 mm) de 330 p., [1] et 1 f. Cartonnage illustré en couleurs de l'éditeur, emboîtage avec reprise de décor (Julie Nadot).
Édition originale.
Complet du rare signet à parution.
« Le Guépard est un peu plus qu'un très beau livre, c'est un des grands romans de ce siècle, un des grands romans de toujours... le seul roman italien. » (Aragon, in Les Lettres françaises).
Hormis trois petits articles diffusés à Gênes dans les années 1920, il n'avait rien publié, ressemblant en cela à deux autres grands écrivains "posthumes" du XXe siècle : Fernando Pessoa et Franz Kafka. Lampedusa, épris de Stendhal et de Byron, commença à travailler à son roman à la fin de 1954. Au mois de juin 1955, il s'attacha à poursuivre d'autres travaux, puis repris sa rédaction en novembre 1955. Il a donc près de soixante ans lorsqu'il écrit son grand oeuvre :
"Il y a vingt cinq ans, il m'annonça qu'il avait l'intention d'écrire un roman historique, situé en Sicile, à l'époque du débarquement de Garibaldi à Marsala, et centré sur le personnage de son arrière grand-père paternel, Giulio di Lampedusa, astronome, me dit Mme de Lampedusa. Il y pensait sans cesse, mais ne se décidait jamais à commencer. A la fin, après avoir écrit les premières pages, il progressa avec ardeur. Il allait travailler au Cercle Bellini. Il partait tôt le matin et ne rentrait que vers trois heures."  L'homme qui rapporte ces propos dans sa préface à l'édition originale est le véritable inventeur du Guépard et sans doute l'éditeur le plus brillant de l'Italie du XXe siècle : Giorgio Bassani (1916-2000). Il sut imposer la publication à Feltrinelli après les refus de Mondadori et Einaudi. Bassani fut ami de tout ce qui compta en Italie : de Giorgio Morandi, de Michelangelo Antonioni, d'Alberto Moravia, il devina même les talents de poète du jeune Pasolini. Le préfacier raconte comment le manuscrit lui parvint : "J'eus, peu de temps après, le texte dactylographié. Il ne portait aucune signature. Toutefois, dès que j'eus savouré les phrases délicieuses de l'incipit, je fus sûr qu'il s'agissait d'un travail sérieux, de l'oeuvre d'un véritable écrivain. Il ne m'en fallait pas plus. La lecture complète... ne fit que confirmer ma première impression. Je téléphonai tout de suite à Palerme. J'appris ainsi que l'auteur du roman n'était autre que Giuseppe Tomasi, duc de Palma et Prince de Lampedusa"...
L'édition originale de Il Gattopardo fut diffusée à Milan au début du mois de novembre 1958. Giuseppe Tomasi, Prince de Lampedusa, duc de Palma di Montechiaro, était mort depuis le 23 juillet de l'année précédente, des suites d'une tumeur maligne au poumon décelée en avril 1957. Lampedusa ne connut donc jamais la postérité de son oeuvre - à la célébrité aussi foudroyante et rapide que l'avait été sa maladie. Malgré une diffusion restreinte, le succès fut immédiat. Il obtint le prix Strega en 1959, fut traduit dans toutes les langues, porté au cinéma par Visconti en 1963. 
Le volume manque à la Bibliothèque nationale de France, à la British Library, à la Pierpont Morgan Library, à Yale University, à la New York Public Library et même à la Library of Congress. La plupart du temps, elles se contentent de la réédition de 1959.
L'originale est présente à la Bibliotheca nazionale de Florence à cause du dépôt légal. 
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