Paris, Gallimard, (2 janvier) 1990
1 vol. (145 x 220 mm) de 411 p., 1 et [1] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui de demi-maroquin noir.
Édition originale de la traduction française.
Un des 91 premiers exemplaires sur vélin de Rives (n° 24).
Envoi signé : « Paris 1991. Pour François Mitterrand, avec ma grande admiration et ma fidélité. Milan Kundera ». 
Note autographe de François Mitterrand : « Milan Kundera, L'Immortalité ed. or. chez Gallimard, 1990, 600 [fr.] ». 
L’Immortalité met en scène divers personnages fictifs et historiques dont Goethe, Hemingway, Rilke, Soljenitsyne ou François Mitterrand : « sans doute – de tous les hommes d’État européens de notre temps – celui qui a donné la plus grande place à l’immortalité dans ses pensées. Je me souviens de l’inoubliable cérémonie organisée en 1981 après son élection à la présidence. Sur la place du Panthéon s’était rassemblée une foule enthousiaste, dont il s’éloigna : il gravissait le large escalier […], trois roses à la main. Puis, disparaissant aux yeux du peuple, il se retrouva seul parmi les tombeaux de soixante-quatre morts illustres, n’étant suivi dans sa solitude pensive que d’une caméra, d’une équipe de cinéastes et de quelques millions de Français qui, sous le déluge de la Neuvième de Beethoven, fixaient le petit écran. Il posa les roses successivement sur les tombes des trois morts qu’il avait choisis entre tous. Tel un arpenteur il planta ces trois roses comme trois jalons sur l’immense chantier de l’éternité, pour délimiter ainsi le triangle au milieu duquel on érigerait son palais […] Valéry Giscard d’Estaing, son prédécesseur à la présidence, convia en 1974 les éboueurs à son premier petit déjeuner au palais de l’Elysée. Ce geste était celui d’un bourgeois sensible, soucieux de se faire aimer des gens simples et de leur faire croire qu’il était des leurs. Mitterrand n’était pas assez candide pour vouloir ressembler aux éboueurs (aucun président n’y peut réussir) ; il voulait ressembler aux morts, ce qui témoigne d’une plus grande sagesse car, la mort et l’immortalité formant un couple d’amants inséparables, celui dont le visage se confond avec le visage des morts est immortel de son vivant. » (Milan Kundera). 
François Mitterrand accorda la nationalité française à Milan Kundera en juillet 1981, très peu de temps après son arrivée au palais de L'Elysée.

De la bibliothèque François Mitterrand (Piasa, 2018, n° 334). L'envoi a été réalisé peu de temps après la sortie et  l'acquisition de l'exemplaire (acheté en 1990 à la librairie Gallimard du Bd. Raspail ; dédicacé par Kundera l'année suivante). 

Parfait état. 
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