Paris, Tresse & Stock, 1887
1 vol. (110 x 160 mm). Maroquin noir, dos à nerfs, dentelle intérieure et tranches dorées (sur témoins), couverture et dos, étui (René Aussourd).
Édition originale.
Un des 10 premiers exemplaires sur papier vergé de Hollande (seul papier avec 10 exemplaires sur japon).
Envoi signé : « À A. Piedagnel Bien cordialement J.-K. Huysmans ». 
Alexandre Piedagnel (1831-1903) était un critique et écrivain apprécié de Huysmans.
Dans ce petit roman à l'allure de la nouvelle balzacienne avec une ironie à la Flaubert, Huysmans vilipende une certaine bourgeoisie phallocrate et repue, prête à toutes les ignominies pour sauvegarder son pouvoir, son argent et ses apparences, illustrant son « inaltérable saleté », d'après des termes trouvés dans une lettre à Zola.
Pour cela, Huysmans met en scène l'histoire de Sophie Mouveau, une jeune bonne parisienne enceinte d'un homme dont elle pleure la mort récente - elle était sa maîtresse. La jeune femme, du jour au lendemain démunie, se voit harcelée et détruite par la morgue des seuls héritiers du défunt : un père, cupide et podagre et un odieux grand-père, notaire de son état. Tout l'art de ce dernier sera d'éviter que la fille-mère puisse invoquer un quelconque droit, suivant le Code civil qui ne reconnaît pas à l'époque la recherche de paternité, et encore moins le droit des femmes. Un héritage important est évidemment au coeur du problème et l'objet des convoitises. 
Cette nouvelle parut de septembre à octobre 1887 dans La Revue indépendante et est pratiquement ignorée par la critique à sa sortie, malgré les efforts de son nouvel éditeur, P.V. Stock. C'est par l'intermédiaire de Léon Bloy, dont il avait publié les Propos d'un entrepreneur de démolitions (Paris, Tresse, 1884), que Stock rencontra Joris-Karl Huysmans vers le milieu de l'année 1886, et lui fit signer un contrat de dix ans. Il deviendra alors un des auteurs phare de la maison, dès sa première publication, quelques mois avant Un dilemme, avec En Rade.
Exemplaire de Paul Éluard avec son ex-libris composé par Max Ernst et devise : « Après moi le sommeil ».
Provenance : Bibliothèques Alexandre Piedagnel (envoi), Paul Éluard (ex-libris).
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