Paris, Éditions de la Montagne, (20 février) 1930
1 vol. (170 x 225 mm) de 234 p. et [2] f. Broché.
Édition originale.
Un des 400 exemplaires sur alfa (n° 104).
Envoi signé : « à mon exquise Myrtille, ma femme-enfant, mon fruit de douceur et de lumière, ces jeux dans le jardin d'une enfance qui ne finira jamais. Mon coeur. Georges. Fév. 50 ».
La jeune Myrtille Hubert à qui Hugnet adresse cet exemplaire n'a que dix-sept ans et deviendra sa femme deux mois plus tard. L'envoi est accompagné d'un très grand dessin original de l'auteur, d'inspiration surréaliste, à l'encre et aux crayons de couleur et couvrant tout le faux-titre.
S'il est des personnages « politiques » dans le théâtre surréaliste, la figure du tyran est assurément l'une des plus usitées. Si le Père Ubu, réactualisé par Max Ernst en 1937, est la figure emblématique, d'autres l'avait utilisée avant lui : Ribemont-Dessaignes dès 1916 dans L'Empereur de Chine ; Ivan Goll dans Mathusalem en 1923. Hugnet en donne ici, en 1930, sa version dans Le Droit de varech, « en rapport avec le projet de l'utopie de la prospérité sociale basée sur le pouvoir magique (...) d'un mécanisme merveilleux qui attire les navires vers un île pour en constituer la richesse » (Surréalisme et politique, p. 102). Qu'il offre ici cet exemplaire à sa jeune future épouse est assez symbolique : le mécanisme du merveilleux en question, telle la sirène attirant les marins, se révèlera être dans Le Droit de Varech... une femme.
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