Paris, Librairie de l'art indépendant, 1891
1 vol. (110 x 165 mm) de 288 p. et 1 f. Broché, sous étui-chemise de demi-maroquin rouge.
Édition originale dans le commerce, après le premier tirage détruit chez Perrin en février, paru en avril 1891.
Un des 25 exemplaires sur hollande (n° 50), justifié par Gide « AW ». 
Envoi signé : « à l’esthète Coste, en cordial hommage, André Gide ».
Les Cahiers se présentent sous la forme d'un journal intime tenu par un jeune homme de vingt ans d'avril à novembre 1889, André Walter, à travers la constitution du personnage d'Allain - double fictif à la fois d'André Gide et d'André Walter -, découvre les affres de la création. Il y a là un processus de mise en abyme qu'exploiteront les grandes oeuvres futures, de Paludes aux Faux-Monnayeurs en passant par Les Caves du Vatican.
Le jugement de Gide, à l'époque de la maturité, sur les Cahiers d'André Walter est sévère, mais il reconnaîtra le profit tiré de ses premiers errements : « Peut-être fut-il bon, après tout, pour prendre nettement conscience de mes défauts, qu'ils m'apparussent projetés dans mon écriture, et, si je n'avais pas écrit ce premier livre, sans doute eussé-je moins bien écrit les suivants » (Préface).
Albert Coste était un ami intime de Paul Valéry. Montpelliérain, médecin, admirateur de l'ésotérisme du Sâr Péladan, il publie en 1895 une thèse sur les Phénomènes psychiques occultes. Il est mentionné dans la correspondance de Gide lors de séjour à Alger, dans ces années-là. Gide le surnomme toujours « l'esthète de Montpellier » (Lettre à sa mère, 30.1.1895, et à Eugène Rouart, 1895, p. 267).
Naville, II.

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