Paris, Librairie de l’art indépendant, (avril) 1891
1 vol. (110 x 165 mm) de 288 p. et 1 f. Broché, chemise et étui de Pierre-Lucien Martin.
Précieux exemplaire offert à Madeleine Rondeaux, sa cousine germaine avant qu’elle ne devienne son épouse.
Édition originale dans le commerce.
Un des 20 premiers exemplaires sur chine, justifié : « O » et dédicacé « à Madeleine ».
« Ce livre se dressait devant moi et fermait ma vue, au point que je ne supposais pas que je pusse jamais passer outre. Je ne parvenais pas à le considérer comme le premier de ma carrière, mais comme un livre unique, et je n’imaginais rien au-delà ; il me semblait qu’il devait consumer ma substance. » (Si le grain ne meurt).
Gide fréquente Madeleine, de trois ans sa cadette, dès l’enfance, à Cuverville, la demeure de son oncle maternel, Émile Rondeaux, dont elle héritera en 1890. Il a vingt ans et veut persuader sa cousine de l’épouser, ce qu’elle refusa d’abord. Leur affection est réelle, mais sans désir. Gide insiste et, pour concrétiser ces « éternelles fiançailles » évoquées dans La Porte étroite et convaincre Madeleine, écrit cette confession à peine déguisée. André Walter, héros chaste et pur, aime sa cousine Emmanuelle, mais résiste victorieusement aux assauts de la chair. Gide et Madeleine se marieront en octobre 1895 ; Gide décrira dans L’Immoraliste la cérémonie religieuse au temple d’Étretat.
Les exemplaires brochés, avec la couverture d’origine sur vélin, sont particulièrement rares. Piqûres éparses, marginales, et restaurations anciennes à la couverture.
 

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