Thorns of thunder

Selected poems.
Londres, Europa Press & Stanely Nott, [1936].
1 vol. (140 x 220 mm) de 67 p. Cartonnage bradel soie bleue, titre doré en long.
Édition originale de la première anthologie des poèmes de Paul Éluard publiée en anglais.

Portrait de l'auteur par Pablo Picasso en frontispice.

Tirage limité à 600 exemplaires.

Un des 25 exemplaires de tête - après un exemplaire unique enrichi du dessin original de Picasso et d'un manuscrit d'Éluard - réservés à l'auteur et aux éditeurs, lettrés de A à Z (exemplaire Q).

Envoi signé : « To my best friend, René Char / Paul Éluard ».

Recueil de quarante-quatre poèmes réunis par George Reavey, précédés d’une préface d’Herbert Read. Ils sont publiés à l’occasion de la Première Exposition Surréaliste de Londres, en 1936, traduits par les amis anglophones d’Éluard.

René Char a pris ses distances avec le groupe surréaliste, tandis que son amitié envers Paul Éluard s’est encore renforcée. Char fut notamment le témoin de Nusch lors de son mariage avec Éluard, en août 1934 et, au printemps 1936, revient à L’Isle-sur-la-Sorgue pour s’occuper des plâtrières familiales. Il est frappé d’une grave septicémie et doit observer une longue convalescence, tandis que doit paraître, en mai, Dépendance de l’adieu, avec un dessin de Picasso.

C’est Éluard qui l’aide à préparer cette édition – tirée à seulement 70 exemplaires dans la collection « Repères » de Guy Lévis-Mano -, se rendant sur place en compagnie de Man Ray. Les deux hommes rapporteront à Paris les éléments pour l’éditeur. Quelques mois plus tard, Éluard contribuera encore à la publication de Moulin premier, que Guy Lévis-Mano fait paraître en décembre.

C’est dans ce contexte que paraît à Londres Thorns of Thunder, première présentation d’ensemble de la poésie d’Éluard au public anglophone. Le livre accompagne la diffusion internationale du surréalisme, profitant de la visibilité qu’offre l’Exposition internationale de Londres.

Autour d’Éluard se retrouvent Picasso, auteur de son portrait, Max Ernst, qui compose la couverture, Herbert Read, préfacier, et plusieurs poètes et écrivains chargés des traductions, parmi lesquels le jeune Samuel Beckett. Ce dernier traduit, entre autres, « Lady love » [« L’Amoureuse »], tiré de Capitale de la douleur.
Les autres traducteurs se nomment Denis Devlin, David Gascoyne, Eugene Jolas, Man Ray, George Reavey et Ruthven Todd.

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