Nadja
Un des 20 exemplaires hors commerce sur papier couleur surfine Guérimand, réservés à l’auteur ; celui-ci sur papier vert, non numéroté.
« Qui suis-je ? » Dès son ouverture, Nadja fait de la rencontre un moyen de connaissance de soi. Publié en 1928, quatre ans après le Manifeste du surréalisme, le livre prend pour point de départ la rencontre de Breton avec Léona Delcourt, qui se fait appeler Nadja, le 4 octobre 1926, à Paris. Au fil de leurs déambulations, les rues, les objets et les paroles deviennent les signes d’une réalité que la raison seule ne suffit plus à saisir. La liberté troublante de la jeune femme, puis son internement, placent au coeur du récit la frontière entre expérience poétique et folie.
Un dialogue entre le texte et le document photographique fait de Nadja l’un des livres majeurs du surréalisme, où le merveilleux s’y découvre au coeur de la vie quotidienne.
Trente-cinq ans après la première édition, Breton revient sur son texte. Dans l’« Avant-dire » daté de Noël 1962, il présente ses interventions comme des soins apportés au « mieux-dire ». Près de trois cents variantes, ainsi que des modifications de l’iconographie, distinguent avec intérêt cette version de celle de 1928 et en constitue un second état essentiel.


