L’Oncle Henri

Paris, Librairie Gallimard, (4 novembre) 1943.
1 vol. (125 x 190 mm) de 123 p. et [2] f. Broché, non coupé.
Édition originale.

Un des 13 premiers exemplaires sur vélin pur fil, parmi les 3 hors commerce (n° III).

Envoi signé : « Pour le docteur Pierre Renard en souvenir de la première visite qu'il me fait, Marcel Jouhandeau. »

Guéret a encore honte de son fils indigne, Marcel Jouhandeau. La petite ville de la Creuse éprouve une rancune non dissimulée à l’égard de ce romancier acide qui caricatura à outrance celle qu’il nomme dans ses écrits Chaminadour-la-Bienheureuse (dans La Jeunesse de Théophile, Les Pincengrain, Tite-le-Long).

Sa ville natale ne fait donc guère d’effort pour célébrer la mémoire du romancier, antisémite à ses pires heures, mais dont le peu d’affection qu’il garda pour sa ville se retrouvent dans le portrait de l’oncle Henri, alias Henri Blanchet, qui tenait le Café du Commerce à Guéret, et que Jouhandeau retrouve à Paris lors de son installation en 1908. Le volume réunit L’Oncle Henri, Tante Marguerite et Le Petit Jean : ce dernier est le fils d’Henri, emprisonné à Fresnes pour désertion.

Le souvenir de l’oncle est celui d’un déclassement, décrit à travers son logement et son dénuement : « jamais je n’avais de plus près constaté la misère, jamais je n’avais surpris au monde un homme à ce point abandonné de la Terre et du Ciel et même de lui-même ».

Titre rare en grand papier.

#23544
Retour
This site is also available in English
Rester en françaisBrowse the English site