Les Ballades françaises 
Lyon, Cercle lyonnais du livre, (30 avril) 1927
2 vol. (195 x 250 mm) de 2 et [77] f. + [15] f. (suite). Maroquin brun, dos lisse, large décor mosaïqué polychrome passant sur le dos, contreplats mosaïqués, gardes de soie, titre doré, tête dorée, couvertures et dos conservés + volume de suite relié à l'identique, reprise du décor sur la chemise et étui à double compartiment (reliure signée de Gruel).
Édition originale illustrée. 
Tirage unique à 165 exemplaires sur papier vélin d’Arches.
Celui-ci est nominatif pour Hector de Villaine, l’un des sociétaires du Cercle lyonnais du livre. 
56 compositions en couleurs de F.-L. Schmied, gravées sur bois sous la direction de Théo Schmied, son fils, dans une mise en page novatrice, en rupture avec la conception classique de livre illustré : 26 hors-texte, 4 pages de titre, 20 bandeaux et culs-de-lampe, 5 in-texte et couverture. « F.-L. Schmied a conçu l’ordonnance, la typographie, l’illus-tration de cette édition qui a été imprimée dans ses ateliers », indique le colophon.
Précieux exemplaire enrichi de :
- 2 gouaches originales signées, montées en tête ;
- 2 suites numérotées et signées, tirées sur japon fin, dont l’une des états des planches, reliée in fine du volume de texte ;
- 1 suite en noir, sur papier japon, intitulée « suite de fumés », justifiée n° 11, et reliée à part.
Recueil de poèmes répartis en plusieurs dizaines de volumes, les Ballades françaises sont publiées entre 1896 et 1958. C'est la première série publiée en 1897 qui a donné son nom à l'ensemble de l'oeuvre de Paul Fort qui sera élu « Prince des poètes » en 1912 et le restera jusqu'à sa mort en 1960. L'auteur passe d'un thème à l'autre, présente la nature dans sa beauté et sa diversité ou met en scène des personnages tirés de la mythologie. Cette série « Montagne, forêt, plaine, mer » forme le volume II, publié en 1898.
Il s'agit du seul texte de Paul Fort illustré par Schmied, qui avait trouvé dans ces appels au voyage un sujet adapté à sa technique. Graveur sur bois expérimenté, il avait pratiqué la technique longue et délicate du camaïeu pour obtenir ici des illustrations en couleur particulièrement adaptées, d'un raffinement extrême qui fit le bonheur des bibliophiles les plus exigeants de l'entre-deux-guerres. Il fut secondé par Gustave Miklos à partir de 1922 qui lui soumettait illustrations et ornements, dessinés selon sa propre imagination ou d'après les indications données par Schmied. La collaboration resta long¬temps anonyme, selon le souhait de Miklos qui, grâce aux revenus importants qu'il en tira, acheta vers 1930 un terrain rue Gauguet, à Paris pour y édifier une maison-atelier où il s'installa en 1933. Du fait des difficultés financières de F.-L. Schmied dans les années 1930, les derniers travaux de Miklos ne lui seront jamais payés et il s'adonnera par la suite à la sculpture et aux arts décoratifs. 
Exemplaire dans le plus pur style art déco de Paul Gruel : finement mosaïqué avec des pièces de maroquin taupe, bleu et vert et de délicates pièces en double bandeaux d'étoffes dorées passant sur les plats et le dos. 
Ce travail exceptionnel souligne la parfaite maîtrise de Paul Gruel (ou de ses façonniers), héritée de son père, Léon Gruel, l'un des principaux relieurs français de la période 1890-1914.
Cette reliure a été vraisemblablement exécutée d'après des indications ou dessins de Schmied, qui donnera à la Maison Gruel plusieurs travaux de maquette, très détaillés.
27645
envoyer
Merci pour votre message. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

découvrez ces autres ouvrages

Back to Top