Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, (8 septembre) 1926
1 vol. (160 x 215 mm) de 151 pp. et 1 f. Chagrin noir, plats ornés de deux larges bandes de vélin bordé d'un listel de box rouge avec titre à l'oeser noir souligné d'une étoile frappée à froid et de 4 filets or, à froid, rouge et noir, contreplats et gardes de suédine ocre, titre doré, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée de J. Anthoine-Legrain).
Édition originale.
Un des 109 premiers exemplaires réimposés. Nominatif, il est imprimé pour M. P. Deflandre (n° LXXXV).
Envoi signé : « à René Gaffé, Paul Éluard ».
Lorsqu'il signa son contrat avec Gallimard pour ce recueil, Éluard inscrit à l'endroit du titre : « L'art d'être malheureux » dont il n'était guère satisfait. C'est à la correction des épreuves qu'il trouva l'admirable titre, témoin une fois encore de son génie en la matière - à un moment où il revient de sa « fuite » et de sa douloureuse séparation d'avec Gala. 
Les échanges d'Éluard avec le collectionneur belge René Gaffé datent de la deuxième moitié des années 1920, lorsque André Breton et Paul Éluard font la rencontre du fon-dateur de L'Écho belge et l'initient à l'art africain. Parallèlement, Gaffé se crée une collection autour du groupe surréaliste, en particulier grâce aux membres qui lui proposent directement des exemplaires de leurs propres bibliothèques. 
René Gaffé possédera deux exemplaires de Capitale de la douleur puisque, outre celui-ci relié par Jacques Anthoine-Legrain, le beau-fils de Pierre Legrain, il fit relier en 1931 un autre exemplaire, par Paul Bonet cette fois (reproduit dans les Carnets de Bonet, pl. 22, puis vente Gaffé, pl. IV). Les deux volumes lui sont dédicacés, le second étant enrichi d'une recopie du poème « Volontairement », en regard du faux-titre. Gaffé se retrouvera donc propriétaire de deux exemplaires dédicacés du premier recueil publié de Paul Éluard, qui regroupe les poèmes de Répétitions, Mourir de ne pas mourir et surtout 61 poèmes nouveaux, dont les deux derniers comptent parmi ses plus célèbres : « La courbe de tes yeux » et « Celle de toujours, toute ». De quoi satisfaire royalement l'insatiable appétit bibliophilique de Gaffé !
Exemplaire de choix et de très belle provenance.
27905

découvrez ces autres ouvrages

Back to Top