Paris, Éditions de Minuit, (22 juin) 1999
1 vol. de (135 x 185 mm) de 252 p. et [2] f. Maroquin marine, dos lisse, titre doré, tranches dorées sur témoins, doublures et gardes de velours bleu, couvertures et dos conservés, étui bordé (Loutrel - Delaporte).
Édition originale. 
Un des 99 premiers exemplaires sur Arches (n° 95).
Je m'en vais est le pendant de Un an, de Jean Echenoz, paru  en 1997 : l'histoire y est sensiblement la même, mais vévue et racontée par le prisme de Delahaye et d'une conquête de Ferrer, Victoire, qui n'apparaît que furtivement dans Je m'en vais. Ce titre, c'est celui de la phrase qui ouvre le roman : « Je m'en vais », annonce Félix Ferrer à la femme qui partage sa vie. Mais ce n'est pas tout de quitter sa femme, encore faut-il aller un peu plus loin. Son collaborateur à la galerie qu'il dirige, Delahaye, l'informe qu'un « trésor l'attend », enfoui sous les glaces du Grand Nord. Le voici lancé dans une grande « aventure ». Mais laquelle ? Car les poncifs sur l'oeuvre et les romans d'Echenoz, à la fois romans policiers, d'aventures, d'anti-héros, ne peuvent rendre compte et hommage au merveilleux style qui les caractérise. « C'est un travail manuel plus qu'intellectuel, un travail d'artisan où il faut tripoter les mots. Ce sont des bouts de ficelle. Un écrivain sérieux ne peut pas s'intéresser à autre chose, sinon c'est un historien ou un sociologue, ou un mauvais romancier. Le maître absolu, à ce jeu-là, est Jean Echenoz. C'est le meilleur styliste, aujourd'hui. » (Philippe Djian). François Nourissier, dans sa critique de rentrée du Figaro littéraire (septembre 1999), lui décerna même un « Premier prix de narration » (sic). Si c'est François Nourissier, qui dirigeait alors l'Académie Goncourt, qui le dit, c'est que ça doit être vrai. D'ailleurs, le même lui décernera deux mois plus tard le Prix Goncourt. C'est dire.
Très bel exemplaire, parfaitement établi.
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