Walden, ou la vie dans les bois

Henry-David Thoreau

Walden, ou la vie dans les bois

Paris, Nouvelle Revue française, (10 janvier) 1922
1 vol. (170 x 220 mm) de 271 et [1], 1 f. Broché.

Édition originale de la traduction française.
Un des 108 premiers exemplaires réimposés in-4 sur vergé pur fil Lafuma Navarre (n° XCI), nominatif pour Louis Solvay.

Fils d’un fabricant de crayons du Massachusetts, Thoreau aima passionnément sa ville natale de Concord, et sa campagne environnante. Il y vécut, ne la quitta qu’à deux reprises et y mourut à l’âge prématuré de quarante-quatre ans.

Concord n’était alors une bourgade de 2000 âmes, auréolée d’un certain prestige dû au philosophe Ralph Waldo Emerson, initiateur de l’école transcendantaliste à laquelle participa Thoreau. Grâce à Emerson, il réalisa en 1845 ce qui lui tenait le plus à coeur : vivre seul, au milieu des bois. Son chef-d’oeuvre, Walden, est né de cette expérience. Aux alentours de Concord, près de l’étang dont le livre porte le nom, Thoreau construisit un petit ermitage sur les terres boisées qu’Emerson venaient d’acquérir et qu’il mit à sa disposition. Thoreau vécut là deux ans. Il marchait, recueillait maintes informations, fabriquait son pain et écrivait.

Maintes fois repris, le texte de Walden tiré du Journal qu’il tint pendant sa retraite, parut en 1854. Succès – inattendu -, qui ne l’affecta pas : « ces livres ont plus de poids que de gloire – mon dos le sait qui les a transportés deux étages. (…) ». La renommée acquise avec Walden ne changea pas d’un iota son rythme de vie. Malheureux en ville où, disait-il, « on ne rencontre aucun être vivant ».

Gide eut connaissance du texte anglais dès le début du siècle dernier, et entama une traduction, au moment même où Louis Fabulet – traducteur de Kipling – avait commencé la sienne, se tournant alors vers la Nouvelle revue française et André Gide : ” avant que j’eusse prononcé nom d’auteur ni titre d’ouvrage, mais sur la nature du bien que je lui disais des deux, Gide sourit, porta la main à sa poche, en tira un livre, qu’il me tendit. C’était Walden, et il en avait, me dit-il, entrepris la traduction quelques jours auparavant. Nous nous rencontrions à un carrefour (…) En l’aimable fraternité que nous lui connaissons, et sachant que je m’étais fait métier de donner à notre pays la version de ce que je sentais lui être profitable, il m’abandonna généreusement le privilège de traduire Walden. Je l’en remercie publiquement ici.” (in Préface).

Très bel exemplaire de ce livre rare dans cette condition dans ce tirage réimposé.

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