Un dilemme

J.-K. Huysmans

Un dilemme

Paris, Tresse & Stock, 1887.

1 vol. (95 x 140 mm) de 142 p. et [1] f. Maroquin vert, dos à nerfs, titre doré, date ne pied, double filet sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur témoins, couverture et dos, étui bordé (reliure signée de René Aussourd).

Édition originale.
Un des 10 premiers exemplaires sur vergé de Hollande
(seul papier avec 10 exemplaires sur japon).

Envoi signé : « À A. Piedagnel. Bien cordialement J.-K. Huysmans ». 

Dans ce petit roman ou grosse nouvelle balzacienne, avec une ironie à la Flaubert, Huysmans vilipende la bourgeoisie phallocrate et repue, prête à toutes les ignominies pour sauvegarder son pouvoir, son argent et ses apparences, illustrant son « inaltérable saleté », d’après des termes trouvés dans une lettre à Zola.

Pour cela, Huysmans met en scène l’histoire de Sophie Mouveau, une jeune bonne parisienne enceinte d’un homme dont elle pleure la mort récente – elle était sa maîtresse. La jeune femme, du jour au lendemain démunie, se voit harcelée et détruite par la morgue des seuls héritiers du défunt : un père, cupide et podagre et un odieux grand-père, notaire de son état. Tout l’art de ce dernier sera d’éviter que la fille-mère puisse invoquer un quelconque droit, suivant le Code civil qui ne reconnaît pas à l’époque la recherche de paternité, et encore moins le droit des femmes. Un héritage important est évidemment au cœur du problème et l’objet des convoitises. 

Cette nouvelle parue de septembre à octobre 1887 à nouveau dans La Revue indépendante est pratiquement ignorée par la critique à sa sortie, malgré les efforts de son nouvel éditeur, P.V. Stock. C’est par l’intermédiaire de Léon Bloy, dont il avait publié les Propos d’un entrepreneur de démolitions (Paris, Tresse, 1884), Stock rencontra Joris-Karl Huysmans vers le milieu de l’année 1886, et lui fit signer un contrat de dix ans. Huysmans deviendra un des fleurons de la maison d’édition, dès sa première publication, quelques mois avant Un dilemme, avec En Rade.

Exemplaire de Paul Éluard avec son ex-libris composé par Max Ernst et devise : « Après moi le sommeil ».

Provenance : Bibliothèques Alexandre Piedagnel (envoi), Paul Éluard (ex-libris).

Alexandre Piedagnel (1831-1903) était un critique et écrivain apprécié de Huysmans.

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