Trois contes

Gustave Flaubert

Trois contes

Paris, Charpentier, 1877
1 vol. (120 x 180 mm) de 2 f., 248 p. et 1 f. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, titre doré et fleurons dorés (reliure de l’époque).
Édition originale.
Un des 100 premiers exemplaires sur hollande (n° 19).
Envoi signé : « à Madame E. Bataille, humble hommage de son très affectionné, Gust. Flaubert ».

Flaubert, pour aider sa nièce en proie à des difficultés financières, reprend un vieux projet, « La Légende saint Julien l’Hospitalier », qu’il rédige de septembre 1875 à février 1876. C’est le premier des Trois contes, auquel il ajoutera « Un coeur simple » et « Hérodias ». Le recueil paraît chez Charpentier le 24 avril 1877 et reçoit un bon accueil, avec des rentrées financières bienvenues… Flaubert, dans une lettre du 4 décembre 1876, invite Eugène et Madame Bataille à lui faire une visite à Croisset :  « J’aurais besoin de conférencer avec ton Excellence (…) mets-moi aux pieds de Madame Bataille » (lettre inédite, disponible chez un confrère).

Si l’invitation n’a pu avoir lieu cette fois-là, Flaubert remerciera quelques mois plus tard son Excellence et son épouse par ce précieux exemplaire dédicacé, toujours dans sa première reliure d’époque, sans doute commandée par le (presque) dédicataire, après que le volume fut offert à son épouse. L’exemplaire de Madame Bovary, habillé anciennement à l’identique dans un demi-maroquin bleu (cat. Matarasso, 1949, n° 281), est aujourd’hui dans une reliure doublée de Pierre-Lucien Martin (Lambiotte, n° 43). Eugène Bataille (1815-1878) est un ingénieur aux lignes de chemin de fer, reconverti en politique. Arrêté, puis emprisonné à la citadelle de Doullens pour sa participation aux côtés du futur Napoléon III à la tentative de renversement du roi Louis-Philippe à Boulogne, il reprend des fonctions administratives, devient député (juillet-décembre 1851) et est nommé au Conseil d’État en 1852. Il est aussi conseiller général (1858-1864) du canton de Pavilly, au nord de Rouen, et possède une résidence d’été à Hautot-sur-Seine, tout près de Croisset. Bibliophile, il connaît de longue date Flaubert, son condisciple au Collège Royal de Rouen (1832-1838). Flaubert lui avait offert, en 1857, un exemplaire en grand papier de Madame Bovary. Il est aussi cité dans Le Bal donné au Czar, publié à partir des archives retrouvées de Caroline Commanville, la nièce de Flaubert, en 2005. 

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