Sur les pentes inférieures. Préface de Jean Paulhan. Note de Francis Dumont

Paul Éluard

Sur les pentes inférieures. Préface de Jean Paulhan. Note de Francis Dumont

Poètes, [n° 4], [fin octobre 1941].

1 feuillet (330 x 470 mm) plié en quatre et 1 feuillet volant (165 x 235 mm) de bibliographie des oeuvres d’Éluard.

Édition originale.

Préface de Jean Paulhan. Note de Francis Dumont. Bien complet du feuillet volant.

Sur les pentes inférieures rassemble les premiers poèmes d’Éluard écrits sous le joug allemand, pendant l’hiver 1940-1941 au cours duquel, dira-t-il après la guerre dans ses « Raisons d’écrire » en fin d’Au rendez-vous allemand, « nous restâmes, à cause du froid, un mois sans ouvrir les volets ». Ce sont les premiers à évoquer l’occupant, « rien que ténèbres en tête » ; la solitude, qui « prépare à la vengeance un lit d’où je naîtrai » ; et déjà la fraternité naissante des hommes en guerre, qui formeront bientôt « une foule enfin réunie » selon les derniers mots du dernier poème.

Il s’agit du quatrième cahier de la revue Poètes, dirigée par Yanette Delétang-Tardif, que publie la librairie La Peau de chagrin sise 2 rue des Beaux-Arts. Auparavant ont paru trois cahiers consacrés à Jean Folain (juillet), Fernand Marc et Pierre Guéguen (sept.) ; suivront cinq autres sur Yanette Delétang-Tardif (nov.), Jacques Audiberti (janvier 1942), Maurice Betz, Thérèse Aubray (mars) et Eugène Guillevic (juin).

Sur les pentes inférieures est illustré en tête d’un portrait inédit par Picasso qui l’a spécialement réalisé au cours d’une rencontre avec Éluard le 6 octobre 1941. Le tirage d’ensemble est inconnu ; celui de tête est constitué de 36 exemplaires sur papier japon.

Cette plaquette est l’avant-dernière publication de guerre de l’imprimerie Beresniak, fondée en 1912 par Abraham Lazare Beresniak, émigrant juif de Galicie austro-hongroise, des presses duquel était sorti en 1938 Le Visage nuptial de René Char. En décembre 1941, en effet, le gérant Léon Beresniak et deux de ses frères liés à l’imprimerie, Maurice et Wolf, trois des fils du fondateur qui décédera en 1943, sont arrêtés et déportés, ces deux derniers par le premier convoi parti de France le 27 mars 1942 ; le premier par le trente-cinquième, le 21 septembre 1942. Soumise à « aryanisation économique » comme « entreprise juive », l’imprimerie sera restituée après la Libération à Serge Beresniak, survivant de la fratrie, qui la gérera jusqu’à sa fermeture en 1975.

Les premiers poèmes d’Éluard écrits sous l’Occupation.

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