Sur le Tour de France

Antoine Blondin

Sur le Tour de France

Paris, Mazarine, (26 avril) 1979. 
1 vol. (140 x 225 mm) de 112 p. et [3] f. Broché, sous couverture illustrée. 

Édition originale.
Envoi signé
: « Pour Max-Pol Fouchet, avec l’hommage amical d’un auditeur et d’un lecteur, au fil des ans, Antoine Blondin ». 

C’est à la demande et sous la direction de Pierre Salviac qu’un ouvrage intitulé Joies de la bicyclette voit le jour en 1977. Ancien grand reporter, Salviac vient tout juste d’être recruté par Antenne 2 comme journaliste sportif pour la jeune émission « Stade 2 », où il couvre en particulier le cyclisme. C’est dans ce contexte que les éditions Hachette, qui souhaitent enrichir leur collection des « Joies de… », font appel à lui. Salviac demande alors plusieurs textes aux spécialistes du genre de l’époque (Jean-Paul Ollivier, Dominique Grimault, l’historien Raymond Huttier), une préface à Robert Chapatte et, comme texte principal, une contribution à Antoine Blondin, qui lui livre un formidable condensé sur l’histoire du Tour. Le texte paraîtra en édition séparée deux ans plus tard, constituant la première œuvre « sportive » éditée de Blondin : l’auteur d’Un singe en hiver avait suivi vingt-huit Grandes Boucles ; en dehors d’être lassé par la pintade servie chaque soir au dîner (« si ce volatile doit faire le Tour avec nous, qu’on lui mette un dossard ! »), le chroniqueur glorifie une « épreuve de surface qui plonge des racines dans les grandes profondeurs » et, telle « l’Iliade et l’Odyssée » de la Grande Boucle, divinise ses héros, de Coppi à Gimondi, d’Anquetil à Merckx, célébrant leurs victoires sur le champ de bataille et applaudissant aux « fêtes champêtres » que la caravane inspire dans chaque bourgade. Il en appelle à Saint-Exupéry et Victor Hugo, jusqu’à la comtesse de Noailles : « L’important n’est pas d’être sage, c’est d’aller au-devant des dieux ». Comme le rappelait Jérôme Garcin à l’occasion de la réédition en 2016 du volume, « Blondin, qui pratiquait en orfèvre le calembour buissonnier et la digression vagabonde, aimait à dire qu’il avait plus d’un Tour dans son sac. Videz-le, c’est bonheur. In velo veritas » (Le Nouvel Observateur, 30 juin 2016). Blondin donnera ensuite en 1984 Le Tour de France en quatre et vingt jours, avant que soient réunies en 1988 dans L’Ironie du sport ses chroniques de L’Équipe. 

Très bel exemplaire, en hommage littéraire de Blondin, fidèle des publications et émissions littéraires de Max-Pol Fouchet. 

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